Ambiance électrique , la décision du PS , des Verts et du PRG étant maintenant prise de faire cavalier seul. Ceux-ci cherchent à se démarquer alors qu’ils sont dans la majorité depuis 1965, le PCF alternant la supplication et l’agressivité. Une grosse délégation du Coteau était là pour protester sur les aménagements prévus rue Pergolèse et rue Beethoven ; du coup le Maire a retiré les 200000€ prévus au budget pour l’aménagement de Pergolèse…pour le réaffecter à une autre rue
Question 1 BUDGET : nous sommes intervenus à 2 reprises , avons voté non ; PS, Verts et PRG se sont abstenus.
Sur la partie recettes , les dotations et participations ne progressent que de 2,2% , c’est à dire 0 hors inflation ; parmi elles la DGF ne progresse que de 1% . Les compensations au titre de la réforme de la TP, elles baissent. Tout le monde sait que la population de la ville augmente, autant dire que c’est à une baisse des dotations à laquelle nous assistons. Quand on sait par ailleurs, que la politique du gouvernement signifie augmentation du nombre de Rmistes, de difficultés sociales, baisse de la qualité des services publics, de façon consensuelle avec une bonne partie du conseil municipal , on pourrait et devrait protester ensemble vigoureusement.
De façon moins consensuelle, nous pensons que pour répondre à l’urgence sociale , on pourrait et devrait faire plus
Les impôts directs rapportent 943€ par habitant à comparer aux 580€ de la moyenne de la strate, les dépenses d’équipement brut par contre sont de 321€ à comparer aux 465€ de la moyenne de la strate ; autrement dit on pourrait dépenser plus en équipement et nous sommes moins endettés que les autres communes de la même strate. La droite trouve cela un progrès, pour notre part quand on constate les situations d’urgence sociale de notre ville , nous considérons que cela ne va pas : des gens sont sous la tente au bord de la seine, une famille après une expulsion du fait d’une mésentente entre propriétaires est trimballée d’hôtel social en hôtel social dans le 77 alors que leurs enfants sont scolarisés ici. La gestion dite « en bon père de famille » est très contestable dans ce contexte.
On ne peut légalement pas augmenter le taux de la TP et diminuer celui de la TH , mais quand on sait que Sanofi a augmenté les dividendes de ses actionnaires de 15% en 2006, cette piste aurait du être étudiée par la gauche quand elle était au gouvernement , au lieu de cela elle a initié le processus de réforme de la taxe professionnelle qui conduit à son plafonnement aujourd’hui.
Il y a au moins des domaines , selon nous , où l’on pourrait bouger les dépenses, puisque à part le recours à un peu plus d’endettement on ne peut pas influer sur les recettes
Par exemple :en dépenses de fonctionnement : 3, 2M pour les fêtes et cérémonies , 1,9M pour la communication, sont peut être à mettre en vis à vis des 1,7M pour les services en faveur des personnes âgées . Il ne s’agit pas de ne plus faire de fêtes et de cérémonies ou de ne plus faire de communication, mais on pourrait faire aussi bien en moins luxueux et moins prestigieux et récupérer ces sommes pour les affecter sur les domaines plus sociaux ;
Bien sur, nous maintenons aussi notre désaccord sur la police municipale estimée en son temps à 2M € pour 70 personnes ; aujourd’hui elle coûte 1, 44M € pour un effectif de 35 postes . Pour éviter les fausses polémiques, bien sur nous pensons qu’il fat sécuriser les sorties d’écoles, mais nul besoin de policier équipés de tonfas pour cela. Nous maintenons aussi notre désaccord avec la répartition de certaines subventions. 7000€ pour une organisation politique de jeunesse ce n’est pas normal : il y a une loi sur le financement des partis politiques au niveau national , il faut s’en tenir là
Nous avons toujours une interrogation sur la part des effectifs non titulaires dans notre commune : il, y a ligne 64131 6546 651€ de rémunération pour le personnel non titulaire par rapport aux 29 982 259€ de rémunération pour le personnel titulaire : ce qui veut dire que 18% des rémunérations le sont pour le personnel non titulaire. Jamais , nous n’avons eu d’état précis sur ces effectifs la part des non titulaires permanents , celle des vacataires, la seule chose que l’on sait c’est que 18 % ce n’est pas négligeable, loin s’en faut….
Sur la jeunesse : s’il est proposé de multiples activités de qualité, sportives, artistiques, il n’est pas vraiment tenu compte d’un besoin maintes fois exprimé par les jeunes eux-mêmes comme par leurs parents, devant l’errance dans les quartiers de ceux qui sont le moins investis dans ce qui leur est proposé, des plus en échec scolaire, de ceux qui sont le plus sans perspective de travail. Cette errance n’est un secret pour personne. Il y a un besoin de maisons de quartier qui soient complémentaires des centres sociaux et qui replacent les cages d’escalier et les cours un peu désertes. Mais bien sûr ces maisons de quartier ne peuvent être viables que si du personnel en nombre suffisant y sont présentes aux heures d’ouverture, ce qui pose dans le budget un problème d’embauche important.
En ce qui concerne les acquisitions foncières, des sommes importantes y sont consacrées, les appels aux promoteurs sont également notables et les études d’accompagnement déléguées au privé représentent une part importante du budget d’investissement. Ces sommes nous sont proposées au vote mais nous ne participons jamais à un bilan global des terrains disponibles sur la ville, des conséquences des types de construction à choisir, des problèmes d’urbanisme que cela pose.
Sur la création de la nouvelle voie au niveau de la rue Beethoven, il m’a été répondu dans la commission « Aménagement » que je n’avais pas à m’inquiéter dans la mesure où ce chapitre n’était pas chiffré dans la colonne montant de l’investissement. Je demande à nouveau pourquoi est-ce stipulé puisque ce n’est pas prévu ? Nous n’avons pas eu de réponse !
Enfin Monsieur Bourjac a dit notamment qu’il fallait réorganiser le financement des services publics, qui devaient être importants de de bonne qualité, mais avec une bonne maîtrise de gestion. Or la politique nationale du PS a montré quant il était au gouvernement qu’il avait souvent choisi la maîtrise de gestion contre le service public. Alors à Vitry, quel est le sens de son intervention ?
Sur la question de la précarité, nous n’avons toujours pas d’état précis du nombre de vacataires , il y a un volume global d’heures suffisamment important pour expliquer les 18% de la masse salariale consacrés aux non titulaires ; cela a été reconnu oralement
Question 28-29 : logement social
Je profite de la question pour poser une remarque : J’ai fait un bilan des derniers programmes de logements sociaux sur lesquels nous avons délibéré Sur un total de 247 , il y a seulement 10 PLAI autrement dit les plus sociaux (plafond de ressources le plus bas), 70 plus-cd, 115 plus, 25 pls et 25 accession sociale à la propriété. Quand a été discuté les modalités de participation à l’ANRU, il n’a jamais été discuté ici la répartition entre les différents types de logements sociaux en reconstruction ou construction ; Un rééquilibrage permettant aux personnes aux revenus les plus modestes d’en bénéficier est indispensable.
Question n° 49 : nous votons NON au rapport sur la qualité de l’eau
Nous avons cité le Parisien L’eau courante coûtera plus cher en 2008 aux habitants de 30 communes. La gauche avait demandé une baisse du prix de 20 %.
Le Parisien du vendredi 14 décembre 2007
HIER, le Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif), réuni à l’usine de Choisy-le-Roi, a décidé une augmentation de 2 % sur la part du prix de l’eau. Cet organisme, présidé par André Santini, maire Nouveau Centre d’Issy-les-Moulineaux, n’a pas voulu suivre les arguments de la minorité politique du conseil syndical qui demandait une baisse de 20 % du prix de l’eau effective dès le 1er janvier.
« Nous, maires et délégués du Sedif avons demandé au président d’inscrire cette question à l’ordre du jour, mais il nous a rétorqué que celle-ci était arrivée deux jours trop tard et que, de toute façon, la question était délicate et sensible... », explique Christian Métairie, président de la communauté d’agglomération du Val de Bièvre et adjoint au maire Gauche citoyenne d’Arcueil.
Remous générés par l’enquête du magazine « UFC-Que choisir »
Le sujet est brûlant, assurément. Surtout à cause des remous générés par l’enquête du magazine « UFC-Que choisir », deuxième du genre, parue en novembre dernier et portant sur les factures d’eau potable, détaillant les coûts annuels d’exploitation, de gestion, d’assainissement... A la suite de cela, la communauté d’agglomération du Grand Lyon a obtenu moins 16 % sur le prix de l’eau et Sète moins 25 %. A la communauté urbaine de Bordeaux, l’entreprise délégataire a dû s’engager à réinjecter 233,7 millions d’euros dans les dépenses d’exploitation et en investissements. Sollicité hier au ministère, au Sedif et à la mairie d’Issy, André Santini n’a pas donné suite à nos questions.
Pour les cent quarante-quatre communes gérées par le Sedif (hors Paris)*, la note sera donc un peu plus salée. « Je crains que, pour l’année prochaine les choses soient difficilement modifiables, poursuit Christian Métairie. Toutefois, le comité a confirmé qu’il allait discuter avec les enquêteurs d’ UFC-Que choisir dont les données sont contestées. Il y a une évolution, ça avance doucement. »
R Lodiot (Adjoint au Maire) nous apprendra que l’association missionnée pour un audit sur la gestion de l’eau par le SEDIF ne pourra le faire : elle n’a pas réuni les 100000€ nécessaires !! Cette association est présidée par J P Brard , maire de Montreuil, vice-président du SEDIF ; nous avions voté contre cet audit (aucune garantie d’indépendance). Nous serons les 2 seuls à voter contre, malgré les grades déclarations de certains élus sur le scandale de l’eau…..
